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Lettre de Marcelin Cailleau du 15 juillet 1915

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Marcelin Cailleau est en transfert vers Verchin avec huit jours de marche de prévu. Il raconte comment ils ont pu fêté le 14 juillet et son espoir d’avoir bientôt une permission.

Blange – Rval dans la lettre est en fait Blangerval dans le Pas de Calais.

Voir le site avec des renseignements sur la commune.


Le texte ci-dessous reprend l’intégralité du texte en conservant la mise en page, l’orthographe et la syntaxe.

Blange – Rval 15 juillet 1915

Chers parents

Je réponds à votre
lettre que j’ai reçu hier
Je vous dirai que nous
sommes parti de Verchin ce
matin nous avons pour huit
jours de marche à faire
pour aller ou l’on doit aller
sa va encore être fatiguant
mais sa ne fait rien l’on est
encore mieux que sur la
ligne de feu
Chers parents vous me
demander quesque j’ai fait
de mes chaussettes j’en ai
encore dans mon sac et
ceux qui étaient trop déchirés
je les ai jeté Maintenant
vous n’avez plus besoin de
m’envoyer de chassettes ils nous
en donnent de temps en temps
Mon colis que vous m’avez
envoyer je l’ai reçu aussi
Chers parents je vous dirai que
j’ai reçu des nouvelles de
mon oncle Sylvain il me dit
qu’il ne reçoit pas beaucoup
de nouvelles elles sont longtemps
a arrivés Je lui écrive et
a ma grand mère aussi
Chers parents je vous dirai
que hier nous avons fait
une petite fête à l’honneur
du 14 juillet nous avons d’abord
etait bien soignés nous avons eu
un litre et demi d vin cigare et
cigarettes et beaucoup de jeux
et course J’ai gagné 1er prix
a une course
Les hindous ont venu fêtés
avec nous c’est des très bons
cavaliers et très adroits
Chers parents vous me dites que
Bécavin était en eprmission nous
aussi à notre régiment il en
partent tous les jours mais les plus
anciens. J’irait peut-être moi
aussi mais pas tout de suite
Sa me ferait pourtant bien
plaisir mais il faut bien attendre
son tour il faut laisser partir
ceux qui ont restés le plus longtemps
Si nous restons assez longtemps au
repos je pourrais peut-être y aller
je ferai bien ce que je pourrais
pour y aller
Allons je ne vois plus grand
chose a vous marquer je
suis un peu fatigué car nous
venons de faire vingt-deux
kilomètres
Je termine en vous embrassant
de tout mon cœur

Cailleau Marcelin

15 07 1915 a

15 07 1915 b

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