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Lettre de Marcelin Cailleau du 27 mai 1918

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27 mai 1918 : réponse de Marcelin Cailleau à la lettre de ses parents. Il y a une certaine fatalité dans cette lettre mais aussi la joie d’un départ prochain en permission.

Le texte ci-dessous reprend l’intégralité du texte en conservant la mise en page, l’orthographe et la syntaxe.

Chers parents

Aujourd’hui je viens de recevoir

votre lettre qui me fait toujours

plaisir. Mais je me demande pourquoi

Vous vous inquiétez toujours comme sa.

Il ne faut pas s’inquiéter avant

qu’il soit toujours là il n’y a pas

à s’inquiéter, ce qui doit m’arriver

m’arrivera et c’est tout. Il faut se

chasser les mauvaises idées. En ce

moment vous n’avez plus à vous

tourmenter, je suis au repos, bien

tranquille, couché sur l’herbe du matin

au soir. Je suis surement plus heureux

que vous car je crois quand ce

moment le travail ne doit pas manquer.

Bientôt j’irai vous voir pour dix

grands jours je crois que je sera encore

plus heureux.

Vous me dites que vous n’avez pas

reçu les colis, mais j’espère bien que

maintenant ils seront arrivés.

Je ne savais pas que Albert Mastroquet

été blessé, toujours quelqu’un qui

se font attrappé, il y en a pour tout

le monde, pourtant lui, était cuistot

il était encore moins en danger que

beaucoup, mais maintenant sa tombe

partout à l’arrière comme à l’avant.

Quand donc sa finira t’il cette guerre

là.

Je n’ai pas encore reçu le colis

de fruit. Je l’aurai peut etre demain

Allons au revoir chers parents.

Je termine en vous embrassant de tout cœur.

Votre fils qui vous aime.

Marcellin Cailleau

 

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